OPEN ÂMES

Bien sûr qu’elle est sombre. Il est 16h00 et nous sommes au cœur de l’hiver rural. Loin des champs nucléaires.

Avez vous un problème avec le sombre ?

Il n’est écrit nulle part que les photos doivent être lumineuses. Nulle part sauf dans les revues à vendre et sur les murs à éclairer.

Par contre, qu’elles soient fidèles au regard ne se décrète pas; c’est leur essence.

Ainsi, je photographie ce que je vois à l’instant où je le vois : devant vous des photos assemblées avec une uniformité de ton et de lumière.

Une photographie fixe son monde à une heure précise. Pas le monde tel que nous l’idéalisons avec des couleurs et de l’éclatant. Beaucoup se trompent, d’autres en font commerce et, de nos esprits, des prostitués du regard.
Ils sont trafiquants d’âme.

Regardez là.
Attentivement.
Vous ne verrez pas la montagne blanche et vierge de vos croyances.
Vous verrez des strates.
Du sol froid au ciel inquiétant.
Avec une raie de roches figées au milieu. Sa puissance.

Vous verrez ce que je n’ai pas vu.

Regardez bien chaque photographie la prochaine fois au lieu de passer devant comme un gamin trop vite devant une boulangerie trop grande.  
Déçu de ne pas y trouver ce que vous auriez dû y trouver.
Racontez vous votre propre histoire.

L’R de Rien

….Dicton…
« …Grosse voiture, petite quête…. »

Hey !
Je suis presbyte !……les bras m’en tombent…

La référence est la marche d’avant. Nous n’existons que dans son dépassement : ce que nous nommons le progrès. Ou l’emballement.

Si j’avais à mendier sur un trottoir,
En tendant mes mains en forme de creuset,
De douceur se remplir je souhaiterai les voir,
Celle de l’écorce touchée, de la dernière page cornée,
La douceur offre un pli d’apaisement immédiat et sans condition,
Ses additions, un amortisseur des tensions,
En période de crise planétaire,
Ou ordinaire.

Dans 3 ans, j’aurai 49,48 ans.

MAD’AME

L’âme est située au dessus de l’esprit.

L’esprit, lui, s’agite. C’est Monsieur. Il décide, pleure, rit, commande, se fâche, s’apaise. Il est un agitateur à 5 membres. Il frappe. Il caresse.

L’âme est la maman de l’Esprit. On dit « elle ». C’est Madame. Elle observe. Elle laisse faire les erreurs de l’esprit car elles sont formatrices, pense t’elle. Elle constate et valide les succès de Monsieur. Son esprit. Elle s’en satisfait et dit que c’est bien comme ça.

L’âme reconnaît les défauts et les qualités de l’esprit de l’Homme ou de la femme qu’il fait vivre : elle est alors mise devant le fait accompli d’être une belle âme ou bien une mauvaise.

Elle ne peut rien contre ou pour elle même. Elle ne peut rien y changer. Et s’en satisfaire.

C’est la vie, juge suprême, qui décide de garder les âmes ou de s’en défaire.

Et cette vie fait parfois des erreurs.

C’est la vie….