TOC 50

Faisant l’effort récemment d’écouter des musiques françaises qui « cartonnent ». Au « nombre de vues ». De quoi devenir aveugle.

Mais bien sûr, voilà donc cette musique de « producteurs ».
Les auteurs, restez chez vous.

Mon cerveau a vomi.
Aux relents des oreilles.
Comme si une merde s’était écrasée malencontreusement sur les tympans.
De la même manière que nous écrasons celles des clébards de gens bien éduqués. Et qui restent collées dans les profils de nos semelles.
L’odeur est insoutenable car sous la croûte, le meilleur.
Vous nettoyez, vous nettoyez à grandes eaux,
Vous présentez le nez pour vérifier et vous vomissez encore.
Rien à faire, la merde s’est incrustée.
Comme s’incruste ces mélodies qui sont à la musique ce que l’église catholique est à la vertu.

J’ai mal à la langue française.
Ils ont assis leur cul dessus.
Il faudra bien un déca-merde pour mesurer l’épaisseur de fientes
qui recouvrent, noient un si beau dictionnaire,
Et font de deux trois mots, quelques croûtes le devant de la scène,

Regardons en arrière ceux qui flottent encore,
Ceux qui offrent aux sons les honneurs de la littérature,
Ils guident cette armée cachée des amoureux des lettres,
Qui ni ne sourit, ni ne désespère,
Qui attend son heure, son retour,
Qui sait que, pour ces musi-chier,
Deux neurones, c’est déjà un de trop,
Juste assez pour bouger des bras articulés par des prostitués de la monnaie.

La langue française vous emmerde. Et moi, avec elle.
Continuez à en abuser, à l’user, à l’exploiter, faire des billets,
Silencieuse, elle saigne mais ne se rend pas.
Et, de son épaisseur, elle vous regarde mais ne vous entend pas,
Pas plus qu’elle ne vous voit. A la hauteur de l’insignifiant.


HANDICAPÉS DES COUILLES

Nous autres, les « normaux », ne mesurons pas l’épaisseur des sédiments de la force agglomérée chaque jour par une personne en situation de handicap.

Même avec la meilleure des volontés.

Car, nous autres, les « normaux », « nous » sommes beaucoup plus fragiles.

Paradoxe.

Ce sont l’apparence et nos facilités qui trompent.

Les personnes en situation de handicap sont bien plus courageuses.

Elles vivent chaque jour au-delà de « nos » peurs.

Dans une Atlantide hétérogène mais qui aurait ce pouvoir de calmer une humanité en train de rater sa vocation : celle d’éduquer.

LA QUEUE ET LA BOULE

La douceur des femmes est l’épaisseur d’air qui suspend la planète Terre,

Au cœur de rien, elle flotte, posée sur un coton, sans plus aucunes gravités,

Douces et légères,

Alors, je pose un homme sur cette sphère.

Je ne le retiens pas et le regarde gambader,

Laissons lui un peu temps, ce jeune chien, avec ses poils et sa queue en l’air,

Pour en faire une boule de flipper.

LA VESSIE PLEINE

Se soulager.

Du manque de dignité de l’Homme sur cette planète.

Pauvre de son éphémérité, il se venge de son éternité en la consommant comme un porc, comme une bête,

Un tirant sur la couverture pour en élever une plus épaisse que celle de ses voisins.

Porc parmi les porcs, je regarde mes mains,

Avec elles, je force l’image et l’écriture. J’anoblie mon l’existence.

Je l’adoucie. Lui redonne un sens.

En montrant et en partageant.

Et quand bien même ces mots et ces couleurs n’atteindraient personne, alors, je m’apaise doucement.

En laissant s’écouler l’énergie dans l’encre.

Avec elle, les mots pacifistes en guerre et dans le ventre.

EN GUERRE

Sodomiser un enfant, lui imposer une fellation sont des ignominies de l’espèce humaine.

Ce texte n’est pas un texte de cru.

C’est un texte de mots vivants qui ont pour utilité la description du plaisir lorsque les vocations sont respectées.

Ou bien le devoir du rappel de la réalité de l’ô-Dieu, Seigneur Jésus, pass’moi l’sel, j’ai une tache sur ma toge.

Les hommes qui ont fait, qui ont commis marchent lentement. La tête baissée. Parfois, ici et là, une tonsure qui mériterait d’être étendue par les ciseaux et les tondeuses de la Libération.

Ils marchent lentement car ils ont du temps. Se savent déjà inutiles. Et n’ont plus rien d’autres à faire. Ils ont abattu leur joker de la pulsion de la plus vile des manières.

Leurs obligés ont parlé. Ont réclamé. L’anormalité étendue et séculaire, bénie à tour de bras, jaillit aux quatre coins de la planète.

Des failles humaines en nappes de pétrole.

Partout des hommes à la queue. Leu Leu.

Comptez avec moi les vices de l’Homme.

Le vice du pouvoir et son corollaire, la Guerre. Les massacres, les exactions, les exodes, les expropriations. Par centaines. Dans le petit guide du manuel illustré à l’attention des nuls.

La mauvaise nouvelle est que l’Histoire n’est pas derrière.

Le vice de la possession et son corollaire, le vol, le détournement. L’appropriation du travail des autres; la taille, la dîme, la gabelle et booking.com.

Le sexe ?…n’est pas un vice. C’est une fonction. C’est l’érection des principes qui divise. La mise en oeuvre qui interroge.

Et le désœuvrement d’âmes dédiées aux œuvres du culte a délié les langues de ceux qui ne demandaient rien et profané sur quelques centimètres la totalité de leur intégrité, de leur honneur, de leur dignité.

Violé la profondeur des regards et la fierté de transmettre, d’éduquer.

Le temps est long lorsque les cinémas et les bars sont fermés. Force est de constater qu’il y a la queue aux presbytères.

Est ce à penser que le virus sodomite se propage plus facilement à la lueur des bougies. Que les portes lourdes sont d’excellents isolants phoniques. Que la lumière des vitraux aveugle le monde autour et pousse aux consentements et aux qu’on fesse..

Nous pourrons toujours écrire et vendre des livres sur les corollaires de la nature humaine, montrer du doigt, haïr.

Faire tourner à plein les machines de presse. Faire couler le jus du voyeurisme. Pomper du fric sur les relents d’aveux.

Ériger en maître une justice. Aveugle jusque là. Pourtant assise aux premiers rangs de messe du Dimanche…Justice divine….

…Ou bien réfléchir vraiment sur la nature de l’Homme.

Reconnaître avec ces monstres qu’ils ont violés des enfants et leurs idéaux.

Que l’humain n’est pas un culte.

Les textes et les mots n’ont pas de failles.

L’ADN, oui.

La mort annoncée de l’Homme le perverti.

Elle est lame du vice.

Une faucheuse et une trancheuse à principes.

C’est bien la faiblesse de l’Homme qu’il faut prendre en charge.

Pas ses maladies reconnues.

Faire taire le chien qui a aboyé est inutile.

Il a déjà brisé le silence d’autrui.

Et c’est en brisant le silence de ces porcs que les âmes noires reculent…

…se cachent, s’isolent en nombres et en ombres.

Et recommencent….

…Car le temps est long lorsque les cinémas et les bars sont fermés.

EN PASSANT…..XXXII

Si l’émotion était un clou, je serais fixé dans un tronc de bois.

MERLIN Leroy

Les régimes totalitaires sont faits pour être renversés. Par définition.

Lorsqu’une tête tombe, elle roule sur tous les pieds autour.

Elle montre du doigt le chemin à suivre.

CIAO-CES-COU (Proverbe Chinois)

Madame JAY LACHATTE KIMGRATH et Monsieur JAY LAQUEUE KIGONFL sont sur un bateau. Madame LACHATTE tombe à l’eau.

Elle est mouillée.

Les Noyés font du ski (Extrait)

L’existence est courte et mérite de se déverser.

Le rouge, le bleu, le rose sont bien plus beaux que le gris.

Aussi reposant soit il.

L’Archange CIEL

Les regards partagés créent un tunnel entre deux êtres.
Un vide d’air autour.
Tour à tour canal d’amour, brasier, bras de fer, cet espace sépare du monde autour ceux qui y sont liés.
Le regard est une extrémité du cœur. Parfois vitré au point de démasquer la bêtise, l’œil est à double tranchant. Il est plus ou moins aiguisé voire pas du tout.

Kim JONG-TRUMP