HOMMAGE À « FOUS RIEN »
Au nom des travailleurs et des assurés,
A toi, fiente de Lyon,
Fils de pute au survêtement taché,
Étroite tête de fion,
Aux cheveux gras collés,
Au faciès si laid,
Fœtus uriné,
Expulsé sur l’anneau de médiocrité,
A toi, l’erreur de comptabilité,
Ma voiture tu as cassé,
Et mon téléphone tu as subtilisé,
Travailler, pointer, se lever,
Tu ne sais pas ce que c’est.
Plus petit que moins que rien,
Déchet de la société,
Crasseux, minable sans lendemain,
Bannière de la lâcheté,
Je t’informe, bouse de chien,
Que la vitre sera bientôt réparée,
Qu’un nouveau téléphone est déjà mien,
Bien plus beau que le volé.
Tu vois, navigateur en cabinet,
Déjà fantôme,
Te voilà encore dépassé,
Et sur un seul bouton, en somme,
Il me suffit d’appuyer pour te voir, dans la fosse, aspiré.
SUPREME DE HACHIS PARMENTIER
Comme disait le dynamique Ayatollah Ali Khamenei : « I am raidi ».
BATEAU DE LA MEDUSE
Pour celui ou celle qui veut bien s’en donner la peine, il, ou elle, traverse la vie finalement sur le bateau de l’amélioration continue.
Et le sage n’est pas le plus vieux ou la plus vieille mais bien celui, ou celle, qui se pose le plus de questions sur ses origines et sur ce qu’il, ou elle, est devenu(e).
DRAPEAU TRICOLORE
J’adore le printemps.
C’est ma saison préférée.
Juste devant l’hiver et son blanc puis l’automne et son rouge.
Comme certains aiment l’été et son rosé.
LA LOI DU PLUS FAIBLE
Que l’Homme qui se redresse chaque matin,
En pensant au-delà de lui lève haut les mains.
Cet éphémère exsangue de pensées de nos lendemains,
Sa sphère, éternelle, évide à coups de poings.
A la terre, à l’eau, le sang se mêlera,
D’une noire épée, le cœur de battre cessera,
Alors condamné, le plus faible aura gagné,
Ephémère mort d’égo et voracité.
PARDON, ILS NE SAVENT PAS CE QU’ILS FONT.
Dame nature qui est toujours très belle.
Elle est généreuse et ne demande qu’à être contemplée.
Sur la Terre, la mer, du bourgeon qui pointe vers le ciel,
Aux Veaux, vaches, cochons à nos ventres dédiés,
Elle offre et fait de sa sphère un autel,
Pour un Homme dégoulinant de dédain, suffisance et vanité.
Chaque jour, la tête dans mon archipel,
Je l’observe avant de la figer en clichés,
Dans sa puissante beauté aux contours de dentelle,
Pour, honteux de toutes ces cicatrices creusées,
Nous excuser auprès d’elle,
Et, déposer ces témoins de sa grandeur à ses pieds.
LEÇON DE CONDUITE
La réponse est « non ».
Non. Il n’y a pas d’intérêt à beugler comme un veau.
Ce n’est définitivement pas bon pour la santé et pour l’image renvoyée.
Alors, tes « Kévin », tous ces obstacles du quotidien, il faut bien sûr les affronter.
Mais pas en facial comme ça.
Il faut les contourner.
Les dépasser.
Puis les laisser dans le caniveau.
Ne pars pas à l’affrontement avec ton Kévin, avec tes fournisseurs, avec la propriétaire et ses mensonges….
Il faut faire « avec ». Trouver des solutions diplomatiques.
Sourire par devant et prendre ses responsabilités par derrière.
Je crois que la diplomatie est une arme.
Ignorer parfois aussi.
Moins on s’énerve en apparences, plus on obtient de meilleurs résultats.
Ta mère en est un exemple parfait.
L’excité dans mon genre perd vite en crédibilité. Et en soutien aussi.
Il s’isole car il est fatiguant le type qui gueule en permanence.
Le seul avantage est qu’il peut être craint.
Mais, au final, il ne vit que dans un rapport de force usant.
La hargne a cette limite.
En conclusion, tu ne changeras pas le monde.
Tu ne transformeras pas les médiocres.
Si tu tentes de le faire, tu vas t’y épuiser.
Et perdre ta santé mentale et physique.
Je crois que le meilleur modèle pour l’esprit est celui de la pâte à modeler.
La pâte à modeler s’adapte.
Elle Enveloppe.
Encaisse.
Prend toutes les formes.
Glisse.
S’enroule.
Prend toutes les couleurs.
Et revient à sa forme initiale lorsqu’on le désire.
Voilà un formidable modèle mental d’adaptation endurant.
Retiens ça.
Sois pâte à modeler.
Le matériau de construction du diplomate.
Traite tes challenges, un con en est un, avec la force de cette matière qui rentre dans tous les interstices discrètement et inlassablement.
ELEVATION
La hargne est la cousine bien élevée de la haine.
LES INFRA-ORDINAIRES
L’Histoire avec un grand H est l’Histoire continue d’infra-ordinaires qui ont permis de révéler les héros qui ornent les livres et les plaques de rue.
Les héros du monde moderne devraient être diplomates.
Auparavant, ils étaient stratèges de guerre ou guerriers eux mêmes.
Les infra-ordinaires ont une intelligence au service de l’ambition strictement personnelle, du pouvoir politique ou financier.
Les infra-ordinaires salissent l’Homme en continu et fixent les infinis de ce dont il est capable. Ils fixent les repères de l’ignominie au point de rendre les anciens comme ordinaires.
Dépassés.
Acceptables.
L’infra ordinaire en chef, Hitler, a imaginé détenir la planète.
L’infra ordinaire en sous-chef, déjà un échec en soi, Poutine, imagine conquérir une terre qui n’appartient qu’à elle même et ne demande qu’à être partagée.
Ces hommes, minables, révèlent des talents.
La hiérarchie des minables se construit naturellement.
S’expose sans peine sur les parquets où traînent leurs dents.
N’imaginons cependant pas que ces époques seront un jour révolues.
Que la sagesse succèdera aux contemplations morbides,
Que de l’odieux nous pourrions être un jour repus.
Observons que des horreurs ancestrales ne germe que le vide.