OPEN ÂMES

Bien sûr qu’elle est sombre. Il est 16h00 et nous sommes au cœur de l’hiver rural. Loin des champs nucléaires.

Avez vous un problème avec le sombre ?

Il n’est écrit nulle part que les photos doivent être lumineuses. Nulle part sauf dans les revues à vendre et sur les murs à éclairer.

Par contre, qu’elles soient fidèles au regard ne se décrète pas; c’est leur essence.

Ainsi, je photographie ce que je vois à l’instant où je le vois : devant vous des photos assemblées avec une uniformité de ton et de lumière.

Une photographie fixe son monde à une heure précise. Pas le monde tel que nous l’idéalisons avec des couleurs et de l’éclatant. Beaucoup se trompent, d’autres en font commerce et, de nos esprits, des prostitués du regard.
Ils sont trafiquants d’âme.

Regardez là.
Attentivement.
Vous ne verrez pas la montagne blanche et vierge de vos croyances.
Vous verrez des strates.
Du sol froid au ciel inquiétant.
Avec une raie de roches figées au milieu. Sa puissance.

Vous verrez ce que je n’ai pas vu.

Regardez bien chaque photographie la prochaine fois au lieu de passer devant comme un gamin trop vite devant une boulangerie trop grande.  
Déçu de ne pas y trouver ce que vous auriez dû y trouver.
Racontez vous votre propre histoire.

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