REFROIDISSEMENT CLIMATIQUE

Notre maison s’est vidée d’une partie de son sang.

A l’ouverture de la porte, l’oreille se tend : le vent est retombé.

Un volcan s’est éteint ; il toussoteras bien quelques étincelles de temps en temps.

Nous empruntons déjà chaque jour les chemins de lave déjà rigidifiée,

Le pôle Nord à l’étage s’est installé dans le ciment,

Aucune énergie, qu’elle soit fossile ou renouvelable, ne saura plus le réchauffer.

PSYCHOTROPES

Pensées est un livre. Une compilation d’écrits de Blaise PASCAL.
Retrouvés et assemblés après sa mort.
C’est bien. Cependant, même s’il bénéficie des droits d’auteur, cette parution a eu lieu sans son accord quand même…
A qui donc profite ce pavé ?
Et, enfin et surtout, est ce que quelqu’un a retrouvé et récupéré les éthylotests de ce Monsieur ?


PALAIS BRETON

Le cœur n’écrit qu’une fois : à la deuxième, il raisonne.
L’encre est utile à forger le papier. Non le creuser.

Cependant, j’y retourne encore.
Remets le couvert au pied du Vercors.
Du Bistrot Louise passée la frontière,
A ma gauche, la pierre et le verre.
De la place pour 4, heureusement, nous étions deux.
A ma droite, les piliers de bois pleins de creux.
Dessinés, colorés telle la peau de TANNEAU.
Rude écorce venue du pays de l’eau.

L’accueil est clair.
La table éclaire.
Le chef, électrique désinvolte, millimétré de l’intérieur,
Des produits vous propose le meilleur.

Hypersensible du fourneau, virtuose,
Yann compose.
Mélange d’une enfance à larmes et d’expériences à lames,
De son piano, faiseur de gammes,
De douceurs,
De couleurs.
Artiste-peintre de table,
Cuisinier véritable,

Yann, en équipe, village Gaulois,
Donne de la voix,
Écorché du corps et de l’esprit,
Retenez ici,
Que la puissance de ce créatif
En est encore qu’à ses prémices,
L’œil est vif,
L’orage discrètement s’immisce,
Le vent se lève,
Balaye le pavé du Palais Breton,
Et, d’un silence, révèle,
Que l’homme droit, debout sur le perron,
Parmi les meilleurs de sa génération,
De sa tension, fait naître les cyclones et l’émotion.

Salut Yann. Moi, c’est Laurent.