50

…Le jour de mes 50 ans….

….Le jour de mes 50 ans, nous étions en famille.

Ma fille conduisait la voiture. J’étais surpris et bien habillé. Étourdi, un peu aveuglé comme ce pantalon et cette veste de costume.

Mal rasé car pensant que nous allions rester dans la cuisine. Pour manger un gros petit-déjeuner Anglais.

Ma fille et ma femme ont menti. Et, à la question philosophique de savoir si il faut parfois ne pas dire la vérité, il faut dire « oui ».

Car, en lieu et place,  je mangeais ce jour là un risotto aux Truffes, du Homard bleu sauce chocolat, fromage et dessert aux marrons de Collobrières. L’ensemble glissait sous un vin blanc de Loire.

De l’or sur plateaux.

Beau temps, pas de vent, foule aux abonnés absents, service impeccable jusqu’au bout des ongles.

Ce jour là, j’avais quelques rides et une de plus. Rien de grave, 50 n’est que la moitié de 100.

A contre-courant, sans brouhaha, nous avons mangé en famille, assis dans une bulle ; ma femme et ma fille ont stoppé le temps. Qui m’a offert celui de prendre une photo en dedans. Qui ne s’effacera qu’avec moi.

Dans 50 ans.

Merci les pépettes.

LÂCHE TAIT

Ce que nous pouvons écrire, ce dont nous sommes certains maintenant est que, en dictature, le dictateur n’est pas ce gendarme du peuple, ce totem d’autorité salvatrice, ce patron aux épaules fermes.
Non.
En dictature, LE dictateur est juste le pire parmi ses assoiffés.
Élu au bulletin de la lâcheté.
Au suffrage de la peur.