ô MAGE !

à RENAUD.

A son amour des mots, un amour pour de vrai,

Celui qui fait respirer et qui rend élégant,

Celui qui te protège de la tête aux pieds,

Qui te met le bonnet, les moufles et les gants,

Mais pas le pare-effrayant,

Sombre sa carlingue déglinguée,

Qui a mal au monde, qui a mal aux gens,

Cernes aux yeux délavés

Les mots échouent dans leur élan,

Le poète aux clous voit son encre en ciment.

De l’Homme qui voulait sauver, coule, éventrée, la sensibilité.

Épuisé de se taire, fatigué de parler.

Fatigué de sourire, fatigué de pleurer, 
Fatigué de chercher quelques traces d’amour, 
Dans l’océan de boue où sombre la pensée, 
Fatigué, fatigué
.

Renaud SECHAN

CHACUN SA CROIX

Mon Dieu !…Accrochons nous au divin….

Comme une forme d’impuissance terrestre. Cette impuissance même qui guide les croyants.

Mesdames Messieurs, ne vous offusquez pas.

Vos croyances ne sont que l’expression de vos faiblesses.

Il est normal d’en avoir.

Vous êtes humains

Chacun est perclus des siennes.

Par exemple, je bois du vin.

Je n’aime pas la mort.

Je n’aime pas « le noir ».

Sauf en chocolat.

Par contre, Mesdames Messieurs les croyants,

Si vous pouviez arrêter de faire chier les autres avec vos romans à 10 000 pages,

Vos rhétoriques d’école primaire,

Et, encore, je suis large….

Il y a une majorité d’humains que cela n’intéresse pas.

Ils se rassurent autrement.

Et vous leur faites peur.

S’il vous plaît, déversez vous dans votre coin, entre vous.

Ensemble.

Faites un barbecue.