EN PASSANT….XL

Je voulais écrire l’Isle D’Abeau sur mon téléphone. Il a noté « Île d’Abeau ».
C’est te dire à quel point il est con et à quel point l’Homme et la Machine n’ont rien en commun.

Nous naissons et, le temps passant, la porte du monde s’ouvre petit à petit. Jusqu’à ce jour où, le temps filant, nous vieillissons et la porte du monde se referme petit à petit.
Il est donc un age où nous sommes face à une porte grande ouverte.
Reste à savoir lequel et ce qu’il y a derrière.

Certains réclament la fibre. Je l’ai trouvée. En mangeant fruits et légumes.
Elle part de la bouche et se termine au trou du cul.
Et elle marche bien.
Effectivement, ça va plus vite.

S’ALMAN TOURNÉ…

Dans deux semaines , il aura 73 ans.
Plus de 30 ans de vie d’un miraculé.
Le premier homme, porté à ma connaissance, qui pouvait mourir de son stylo. J’aimais déjà les mots; les assassiner était inconcevable.
Entre panique et fureur.
Un stylo ne tue personne.
Il blesse des idées.
Il est libérateur de la force des mots.
Qui ne sont pas « pacifistes », une seule phrase pouvant transpercer, décapiter et rendre folle toute âme.
Mais ils n’assassinent pas.
Ce qui fait la différence.

La lutte d’idées s’arrête à l’encre sèche.
Son issue devrait permettre la pondération des uns,
Et chacun faisant un pas vers l’autre,
S’éloignant tous des extrêmes mortelles.
Voilà un idéal,
Qui n’est pas à la portée du cerveau humain.
Ni de celui qui écrit par balles,
Ni de celui qui lit et répond par rafales.

Il fut donc peut-être le dernier écrivain moderne libre.
Depuis, toutes les plumes n’écrivent pas droit.
Même si certains affirment le contraire. Et essayent.
La peur de mourir effraie l’inconscient.
Le monde a donc changé.
L’attentat de 2015 n’a pas tué que Charb, Cabu et la bande.
Les intellectuels sont depuis faits de mèches mouillées.
Le journalisme pourfendeur envoie toujours directement au cimetière.
Et lorsque qu’il y a des maris, des femmes, des enfants « derrière »,
La lutte est héroïque mais elle est telle la vague qui s’échoue sur la côte.

L’idée de la tristesse debout à côté d’un héros allongé est difficile.

Même si les morts « utiles » ne peuvent être que « violentes » pour bousculer l’Histoire d’un monde déjà inondé de mots et d’images : celles qui marquent doivent posséder en elles une puissance digne d’anesthésier le temps.
Elles doivent être choc.
Sous peine de s’évaporer.
Sous terre.

La page blanche n’est plus, à contrario de ce que nous espérons, illimitée,
La religion est une falaise,
La politique, le racisme d’autre pans.
Des mondes de croyances en somme.
Les plus intolérantes tuent les autres,
Elle n’ont plus d’opposition,
Elles gagnent, solitaires sur le podium.

L’écrivain a peur des armes. Il ne sait pas les manipuler
Des esprits parmi les plus frondeurs affirment ne pas avoir peur de la mort.
Ils devraient.
Respirer, même mal, est une punition acceptable,
Me voilà « sage » au crédit de la violence,
La honte n’a d’égale que l’impuissance,
Les balles étant données à tout le monde.

…La religion est une falaise….
La politique, le racisme d’autres pans…..Pan ! Pan ! Pan !…

TOURNEZ DANS VOS CAGES

La ville d’ORANGE, étendard de décadence.
Passée au rouge.
Et non aux rouges.
Ne pas confondre.
Les routes se séparent.
Elles s’ignorent même.
Sauf dans la définition de l’Extrême où elles partagent le sens unique de l’utopie et du fantasme idéaliste.
L’avantage de ces extrêmes est qu’elles se voient…
Aussi sont elles limitées à quelques âmes aigres.
Des âmes maigres….oui…Aussi.