LAS DUBAÏ

Perpignan, Perpignan, 1 jour d’arrêt.

10 heures de voyage au lieu de 5.

Un dos en mixé de pommes.

Pannes.

Grèves.

Au lieu d’arriver à 15h00 en première classe, ce fut à 19 en seconde en mode sardine décongelée. Sentiment de sale de la tête aux pieds.

Voilà pour ma contribution écologique au monde…je réfléchirai avant de remonter dans un train électrique.

En face de moi, dans la dernière demi-heure du voyage, un père et sa fille qui s’envolaient le lendemain, en famille, à Dubaï.
« Pour qu’elle voit ça ». Pour une semaine de vacances de consommation pure et dure. Voitures de sport. Hôtels hors normes.
Du béton en or.

Pendant une demi-heure, j’ai rencontré une personne, trentenaire avachi sur son téléphone, qui m’a totalement fait « oublier » les préoccupations environnementales. Il y a donc encore des humains qui n’accordent aucun crédit au sujet « Planète ». Strictement aucun. Pas même un voile. Zéro absolu sur le curseur de la bienveillance de l’air, de l’eau et de l’éthique.

Voilà ce qui a réveillé mon cerveau ce matin. Il a du être choqué…il a pris une claque.

Il pensait que « tout le monde » était concerné. Avait compris.
Et là, devant ses yeux ébahis, deux générations complètes qui passeront leurs sports d’hiver dans le désert.

Pendant ce temps là, U2, groupe moralisateur de notre planète, mon socle imaginaire après pif-gadget, mon béton cinquantenaire, enchaine les concerts complets dans une bulle géante climatisée à Las Vegas, ville nucléaire au milieu du désert.



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