LES DALTONNES DE SAVOIE

Coup d’œil en arrière, clin d’œil au présent,
Au plaisir inconscient,
Éphémère pour longtemps,
Coups de vents et coups de sang,

Etre ensembles un instant, soudés souvent,
Et derrière nous maintenant,
Éphémère pour longtemps,
Le rythme des bottes frappent le souvenir marquant,

De rencontres au grès du temps,
Les rires font vivre les ombres,
Éphémères pour longtemps,
Ancrés à nos histoires cachées dans la pénombre,

Qui nous construisent de l’intérieur,
Offrent un peu plus de douceur,
Au cœur du cyclone de nos vies d’ouragans,
Éphémères pour longtemps.

AU FEU ! …. LES FEMMES, LES ENFANTS ET LES HOMMES ORDINAIRES D’ABORD….

Il existe de belles volontés mais je ne vois pas de bonnes raisons pour que les personnes en situation de handicap prennent leur place dans le conscient collectif et dans un quotidien sans limites.

Pour la simple et bonne raison que l’Homme « ordinaire » peine un peu plus chaque jour qui passe à s’occuper de lui même de manière bienveillante.

Les réactions à ce malaise viral favorisent les réponses autocentrées ou anarchiques. C’est dommage car seules la solidarité, l’intégration, la convivialité désintéressée sauveraient chaque individu.
Et la collectivité.

ANESTHESIE

Anesthésie. Quel joli prénom. Quelle jolie mélodie.

Tes yeux qui, seuls, voyagent, défibrillent en vain ce cœur atteint,
Un filet de bave sur ton volant. Et, autour de toi, tous ces gens qui bavent en compagnie,
Secoués d’hémorragies nerveuses. Enchaînés à l’horloge qui fuit et fige leurs vies,
Avec l’espoir de devenir vieux pour, un jour, échapper à ce même demain,

Parmi ce flux de chair et ce flot d’absents, les imbéciles heureux qui bavent sans savoir.
Sans comprendre. Abrutis innés, heureux condamnés à l’inutile et à l’idée de comptoir,

Mon cerveau malheureux de ne plus pouvoir penser.
D’aller chercher tout au fond l’inspiration. Anesthésié, cloué à la seringue,
Du travail. Rappelons le, qui est la santé.
Mais si tu y perds ton sang, t’es dingue,

Englué dans un gris lessivé,
Condamné à s’évader sous peine d’être anesthésié.