LE TRAIN DES MOTS

LUI

Passage par le quai au frais avec mes compagnons de frissons,
Chacun équipé à sa sauce-manteau,
Ici, une élégante au chapeau,
Là, l’homme au bonnet au pompon.

Diversité d’hiver en cité.

Et puis vient le temps de monter dans le transport en commun.

Et, là, tu sais , tu vois que « les femmes et les enfants d’abord » appartient au passé.
A un monde de gentlemen aujourd’hui dégénéré.
Je n’espère voir la famine, la guerre, ni de loin, ni de près

Finalement, la solidarité est une idée de sociétés riches. Ou, tout au moins, pas trop pauvres. Il n’y a que la misère qui t’invite instinctivement à partager.

ELLE

Sont ce les hommes qui sont dégénérés ? Ça se discute.
Ou les femmes, qui par trop de luttes, ont elles mêmes raté le marchepied ?
Il y a des femelles qui te claqueraient la porte au nez pour les avoir laissé passer.
Les mêmes qui te dresseraient un procès d’intention car tu n’as pas payé l’addition.

Comment s’y retrouver. Le feeling peut être.

LUI

Le feeling. Oui.
Pour le plaisir de la sensation.
Pour l’excitation de l’imagination.
Inspiré par le naturel.
Le pareil.

Les femmes et moi avons enjambé le marchepieds de concert et, ensemble,
sommes descendus.
Les femmes soutiennent la planète de leur douceur. Nos enfants sont suspendus à votre humanité.
Sans vous, point de salut.
Laissons certaines s’écraser.


BIG OR NO

L’état de notre corps est chevillé à notre mental et notre éducation. Lorsque tu le comprends enfin, il est parfois cependant trop tard pour récupérer ce qui est définitivement pourri.

L’école pourrait avoir ce rôle sanitaire. Une fois que nos enfants auront appris 3 fois que Napoléon était un grand homme et 8 fois que Hibou, Genou et Caillou prennent un X au pluriel.

Le ministre de la sécurité sociale et le ministre des gommes et des crayons devraient déjeuner ensemble.

Tiens, si il viennent en vélo, je les invite.

VOYOU

Si l’Homme ordinaire est une création raisonnable ?
Oui.
Bien sur.

Pour intégrer les gens mal foutus qui partagent son existence, il faut créer des lois d’obligation.
Pour respecter l’environnement, la nature qui lui sont offerts, il faut lui donner de l’argent.

Et, comme pour se remercier de tant de bontés, il s’est récompensé : il a inventé son hobby.
De couleur bleue ici, de couleur rose, là. Verte, marron, blanche…
Chacun son Hobby qui est, naturellement, bien plus joli que celui du voisin : il s’est offert la religion pour occuper sa ferveur de spiritualité.
Summum de sa grandeur, sa couronne de tolérance, son creuset du partage des biens.
Cette histoire de la religion est si belle.

Moi, je la vois plutôt rouge la couleur du hobby.
Rouge hémorragie sur la blouse du pape ou le tablier de n’importe quel boucher en chef.

Pouvait on douter une seconde de la grandeur d’âme de l’être le plus évolué.
Non.
Bien sur.

LE GRAND ECART

Observons le développement des métiers de l’externalisation éducative de nos enfants. Psychologues, coachs scolaires viennent se substituer à ce qui était et devrait être notre propre rôle naturel.

Le meilleur psychologue, le meilleur coach sont la seule attention que nous portons à nos enfants. Notre capacité « à les écouter ». Je n’ai pas écrit « à les entendre ».

Encore faudrait il en avoir envie. Car, en être capable, la question ne se pose pas. La nature humaine est prévue « pour ».

Mais le confort moderne nous en a détourné. Au profit du nombrilisme.

Le constat est simple : l’évolution de notre organisation et de nos valeurs sociales nous détourne purement et simplement de la plus simple des missions, l’éducation.

Cet abandon planifié, la sous-traitance de l’apprentissage créent de l’emploi. C’est la bonne nouvelle économique.

Mais, quand l’argent refait le lien, doutons de l’efficacité pédagogique à terme. De la puissance du message reçu par l’enfant.

Le coeur et la monnaie n’ont pas d’histoire commune. Le discours de l’étranger reste distant.

Ce grand écart plonge, entre autres, nos sociétés en décadence.