LA MORT

Hier nuit,

Au creux d’un noir ami,

Sans témoin,

Blotti dans un trop petit coussin,

Des larmes inattendues,

D’abord contenues,

Puis une grosse,

Qui sort de cette chair et d’os,

Qui s’assèche en descente,

Pour peindre une coulée brillante,

Puis une seconde,

Le fond de l’œil s’inonde,

Toujours recroquevillé,

Les doigts viennent essuyer,

La joue, elle, reste mouillée,

Alors, figé, de nouveau, je m’endormirai,

Avec la force de l’impuissance,

Un dessin collé reflète le vide en balance,

Éventré, les bras qui pendent,

Les mots à l’amende,

Les yeux trempés, boursouflés,

De voir ce banc de sable qui disparaît…

…qui s’échappe entre les doigts,

Comme la fumée par dessus les toits…

…Avec la brume et les nuages se mélange,

Ma main se tend pour toucher ce que mon esprit pleure et voit, un ange.

Toi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *