L’ODEUR EST HUMAINE

Récemment, quelqu’un me dit  » tu sens bon »…

« C’est gentil » je répondais.
« Mais, il faut être honnête, je triche….. », j’ajoutais.
« …? »…
…. »Je mets du parfum. »

Les apparences sont appartenance de l’esprit.
Et là, pas question de faire tomber le masque, de gratter le vernis,
Impossible de séparer les fragrances, d’aimer le vrai,
De distinguer les contours du brut, le beau du laid.

Est ce que je sens vraiment bon ?
Moi, j’ai accès à l’intime, je sais.
Jamais les autres ne sauront,
Leur nez est emporté, leur imaginaire détourné et le miroir déformé.

Une fois habillé, parfumé, tu es autant de personnes que de sens troublés,
Et pourtant, le plus souvent raide, un corps d’abord nu,
Parfois tordu, qui se redresse pour observer, pour être vu,
Puis, pour paraître beau ou plus haut, va se courber,

Et, pour exister, va s’incliner, se cambrer, aveuglé par ses sens,
Face aux apparences.

2 réflexions sur « L’ODEUR EST HUMAINE »

  1. Tes mots décidément me laissent ta pensée.
    Alors je pense.

    Paraître…
    Un faux soi-même ?
    Pas tant que ça, à mon avis.
    Dans « paraître », il y a le son « être ». Tout de même.
    Et il y aussi « para », comme paravent.
    Se mettre derrière, se cacher, se dérober au regard de l’autre. Par pudeur ou pour jouer.
    Pour mieux se révéler ou pour mieux accueillir. Après.

    Et apparaître ?
    Avoir.
    Mais ça c’est une autre histoire.

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