SO DO I

Sa popularité n’a d’égale que sa discrétion.
L’absence de projecteur lui vaut peut-être son abandon.
Ce qui n’est pas dans la lumière ne brille pas. Et ne fait pas briller.
Face glace, il se fait donc oublier,
Il n’est pas en face des trous.
Il se joue de l’œil.
Et quand bien même, en se tournant, nous le cherchons,
Un regard de biais s’arrêtera sur les rebonds,
Il s’a-raie-tera au seuil,
Par plaisir d’une part, ils sont si jolis,
Et, d’autre part, pour éviter le torticolis.
L’œil alors abandonne, fatigué,
Il concède alors à ce territoire aveugle et trop éloigné sa virginité.
C’est cependant sans compter la curiosité de certains.
Une glace, un doigt ou deux, parfois trois facilitent sa prise en main.
Il se laisse découvrir. Il accepte la lumière.
Il est là, un si beau derrière.
Un havre de paix…
Il est là, je disais,
Lui qui échappe à l’appel de la gravité,
Toujours jeune mais ridé,
Sensible, souple, ouvert,
La marque des êtres discrets,
Une fois passé le mont Pelé, une oasis au cœur du rocher,
Il trône et se laisse faire,
Il est temps alors de faire connaissance,
De créer un lien profond ou superficiel à convenance,
Et, face glace, lui envoyer nos pensées a-mis,
Lui dire, je sais où tu es,
Je sais où tu « vit ».

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