LA GUERRE DU FEU

La nouveauté est cette eau de la roue à aubes.  

Même dans l’horreur, elle aimante l’Homme.

Elle est l’enveloppe physique de nos envies et de nos pulsions.

Nous voulons voir. Nous voulons l’avoir.

Elle nous fait avancer.

Elle fait tourner le monde.

L’Homme ne se satisfait pas de l’acquis. Les plus riches d’entre-nous démontrent ce désespoir de vivre : ils sont un miroir de notre incapacité à rester à sa place.

Ils vont encore plus haut. Ils vont encore plus vite. Ils brisent toutes les barrières parce que leurs cerveaux brillants ne savent pas se satisfaire d’eux-mêmes.

Il leur en faut plus.
Toujours plus.
Et quoi d’autre que l’absence d’argent pour empêcher les désirs.

Il nous faut notre « dose » de nouveautés « en intra-veinard » pour les plus chanceux d’entre nous.

Et le progrès se confond alors avec l’exploitation et la destruction.

Si nous étions un singe sage, nous fixerions de manière collégiale des limites.

Elles se confondraient avec celles de la nature.

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