« Fils-anthrope »…

Salut Kikie

C’est mon job de t’aider aujourd’hui.

J’aurais aimé recevoir des coups de mains ou être formé à la vie.
L’occasion de faire une transition écrite sur celui qui ne m’a pas construit,
Celui qui, avant de m’envoyer paître ailleurs, m’a certes nourri,
Hébergé un temps mais en avait-il vraiment le réel souci.

Je ne lui écrirai pas. Je constate que mon cerveau est aride.
Comme il l’est pour ce grand père dont ma reconnaissance n’a pas pris une ride.

Pour le premier, trop d’acidité dans la plume,
Elle n’est qu’une épée meurtrière,
Elle n’est que bave, elle n’est qu’écume,
Surtout garder ce coup de poing resté dans la poche il y a dix ans en arrière.

Mon encre restera menottée sur cette page,
Comme l’eau du barrage,
La tienne est libre d’intérêts,
Elle peut manipuler en retour, imiter, feindre l’affinité.

Tu peux aller chercher « ma part d’héritage ».
C’est la mienne et je te la donne en gage.
Je ne porte donc pas de jugement et n’entreprends qu’une seule action.
Couper le dernier fil du cordon.

Supprimer son numéro de téléphone.
Action discrète mais fracassante dans la peau d’un fils de plus personne.

Papounet.

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