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Nos grands dirigeants destructeurs ont cette grande qualité d’être des lâches incapables d’abandonner le confort qu’ils ont acquis ou volé.

Ils sont avant tout de grands bourgeois excités par le luxe.

Ils sont parfois le fruit des masses et systématiquement de nos propres caricatures.

Et tu peux leur faire confiance pour préserver le monde dans leur propre et unique intérêt. Certains ont déjà tué pour ça.

Nous sommes interdépendants et, à la première révolution, ils seront les cibles.

Tu peux donc te reposer sur leur avidité de privilèges.

Voilà le rupteur de l’équilibre planétaire.

ENTRE LES DEUX YEUX

LouLou,

Tu as d’autres préoccupations bien plus saines et  nécessaires que de t’abaisser à répondre à ce tissu pervers de mon père.

Je t’invite à ne pas perdre ton temps et ne serait-ce qu’une once d’énergie à entrer dans un débat manipulatoire inutile et dont mon père est un expert.

Il me semble que l’arme de la neutralité serait encore une fois ici la meilleure alternative pour toi. J’observe sa terrible efficacité en observant ta maman depuis quelques années maintenant.

Reste lisse et contente toi d’un « bonne année 2026 » le 1er Janvier.

Afin que sa médiocrité ne puisse s’accrocher à rien.

Rien de tel pour désarçonner un tordu comme l’est mon père.

Rien de mieux pour toi pour ne pas consommer ton esprit.

Je suis le fils de ce père et je découvre chaque jour d’où je viens.

Il me fait honte car ce n’est pas l’image enfantine avec laquelle nous grandissons.

D’une part.

Et, d’autre part, j’emporte une éducation génétique avec moi. Elle est d’abord difficile à intégrer, à deviner puis ensuite à évacuer.

Avec ce triste constat que, virale et poreuse, j’en ai transmis une partie.

Mais, à force de se laver et de frotter, la chenille devient papillon. 

Le respectable succède au gueux en haillons.

A mon retour, avec ma plume, je vais le transpercer.

Et, dans le mur, le planter.

Assez haut pour que les pieds ne touchent plus le parquet.

Et que le sang coule chaque jour qui passe jusqu’au dernier.

LA QUEUE ET LA BOULE

La douceur des femmes est cette épaisseur d’air,

Qui suspend notre planète Terre,

Au cœur de rien, elle flotte, lovée dans un coton, sans  gravités, légère,

Alors, je pose un homme sur cette sphère.

Je ne le retiens pas, le regarde dans le bras de fer se complaire,

Laissons lui juste un peu de temps, à ce jeune chien, avec ses poils et sa queue en l’air,

Pour en faire une boule de flipper

A CRÂNE OUVERT

N’en déplaisent aux aigris, aux bouffis de jalousie et bourgeois mal polis. Ceux « déçus par la trajectoire » du chef G. ROGET. Ceux déçus de la décoration et habitués probablement à ramasser des macarons au milieu d’un complexe « Walt Disney ». A déverser leur acidité entre le spa à papa et les draps de soie.

Non, le guide rouge ne s’est pas trompé.
Il y a là, depuis un bon moment, deux macarons bien trempés.
La qualité de la cuisine de G. ROGET, un tendre « carapacé »,
N’a d’égale que sa sensibilité.

Tempête dans sa tête et des pieds sur terre.

Ekaitza est un creuset de la gastronomie.

Un creuset d’un travail dans la durée et qui se construit à l’aide de la bonne volonté de professionnels soudés.

Un creuset du goût, des produits et des cuissons que nous sommes en capacité de juger à l’issue de deux décennies de tablées.

Ekaitza se dresse discrètement et avec une efficacité redoutable comme l’une des plus belles pépites de la restauration Française.

En tout cas, pour ceux qui ont un réel palais,
Pour ceux qui viennent au restaurant pour manger…
… et saucer en cachette avec le doigt car cela ne se fait pas dans un étoilé….
Il paraît…