HAGARD REGARD

J’ai vu le regard de cette dame,
Au bras de cet autre, différent, hésitant,
Son regard est si bas, son sourire si fuyant, comme fautive, en s’excusant,
D’être sur notre chemin, si visible et portant son bonnet d’âme,

Tant que je verrai ce regard ,
la cause ne sera pas entendue,
La colère, le regret me gâcheront la vue,
L’ignorance n’aura pas d’espoir,

Alors, lève la tête, Madame,
Présente nous l’oscillant,
Son histoire, prends le temps
De la rencontre, d’un sourire franc de la belle femme,

Que nous avons vu traverser,
comme une ombre de feuille morte,
Qui virevolte,
s’envole pour, dans une dernière transparence, fuir et se cacher.

LES DALTONNES DE SAVOIE

Coup d’œil en arrière, clin d’œil au présent,
Au plaisir inconscient,
Éphémère pour longtemps,
Coups de vents et coups de sang,

Etre ensembles un instant, soudés souvent,
Et derrière nous maintenant,
Éphémère pour longtemps,
Le rythme des bottes frappent le souvenir marquant,

De rencontres au grès du temps,
Les rires font vivre les ombres,
Éphémères pour longtemps,
Ancrés à nos histoires cachées dans la pénombre,

Qui nous construisent de l’intérieur,
Offrent un peu plus de douceur,
Au cœur du cyclone de nos vies d’ouragans,
Éphémères pour longtemps.