CESAR DU MEILLEUR INCONNU

Remercions les personnes avec lesquelles nous avons eu des émotions,
En lesquelles nous croyions un instant, un moment.
Pour lesquelles nous avons orienté nos actions.

Et qui ont su nous jeter par dessus le balcon.
Nous montrer que nous étions digne de leur désintérêt,
Et que, finalement, leur vie est bien plus agréable quand ils s’en vont,

Transformant la relation aux autres en outil de consommation,
Renvoyant nos croyances de grandeur à la réalité de notre anonymat,
Et transformant ce trop bon en trop con,

Ils nous renvoient à cet inconnu de passage,
Heurté par ces mirages,
Qui progresse avec ses défauts et ses vertus,
Et sait que, ce qui le rend moins fort, le tue.

LA MAIN

Alexandre JOLLIEN écrit que chacun doit « prendre conscience que l’autre restera toujours un individu irréductible, qui ne peut être totalement soumis, analysé, compris ».

Il a totalement raison. Ajoutons qu’il est impossible de changer le cours des autres. Il n’y a que les expériences individuelles qui orientent, détournent et tracent les chemins individuels. Et la capacité de l’individu à analyser ces expériences.

Inutile donc de vouloir s’occuper des autres; il suffit, pour ceux qui l’expriment, de les écouter. Attentivement.

Puis débattre.