BATTEZ VOUS !

Les courants de pensées répétés créent le conformisme.
Épuisent les uns et rassurent les ânes.
Je n’ai pas envie de penser en clone.
Ou d’être pansé en clown.
Sociologues, philosophes, psychanalystes ont révélé leur bout de chemin.
Il n’est pas une seule vérité qui sorte d’un humain.
A peine sa cohérence.
Prolonger ce chemin m’appartient.
Prolonger le chemin vous appartient.

VOYOU

Si l’Homme ordinaire est une création raisonnable ?
Oui.
Bien sur.

Pour intégrer les gens mal foutus qui partagent son existence, il faut créer des lois d’obligation.
Pour respecter l’environnement, la nature qui lui sont offerts, il faut lui donner de l’argent.

Et, comme pour se remercier de tant de bontés, il s’est récompensé : il a inventé son hobby.
De couleur bleue ici, de couleur rose, là. Verte, marron, blanche…
Chacun son Hobby qui est, naturellement, bien plus joli que celui du voisin : il s’est offert la religion pour occuper sa ferveur de spiritualité.
Summum de sa grandeur, sa couronne de tolérance, son creuset du partage des biens.
Cette histoire de la religion est si belle.

Moi, je la vois plutôt rouge la couleur du hobby.
Rouge hémorragie sur la blouse du pape ou le tablier de n’importe quel boucher en chef.

Pouvait on douter une seconde de la grandeur d’âme de l’être le plus évolué.
Non.
Bien sur.

PAR ICI LA BONNE SOUPE !

Nos hommes politiques d’aujourd’hui nous expliquent au micro face caméra qu’ils sont meilleurs que ceux d’avant. J’en déduis, basique comme je peux l’être, qu’ils sont donc moins bons que ceux de l’année prochaine.

Je vais attendre encore dix ans avant de les écouter.

Depuis le temps qu’ils progressent, à défaut de représenter le peuple, cela permettrait de consolider leur excellence.

Tout en restant derrière les barrières. Et leurs garde-barrières.

BLUFF

« Emmanuel Macron, la personnalité de moins de 40 ans la plus influente au monde » titrent les journaux.
Et dire qu’il ne connaît pas la responsabilité de la paternité.
Pourtant, il influence le monde.
Selon moi, il gouverne à l’aveugle. La vrai pression, il ne la connaît pas.
Pas encore…

C’est comme si Le Pape donnait son avis sur l’éducation.

Ou si je tenais un restaurant.

LA LEGION D’HORREUR

Je préfère récurer les chiottes, balayer la cour plutôt que de participer, de prés ou de loin, à la construction de la moindre vis d’une arme. Même de son étui.

Manifestement, nous n’avons pas tous, et toutes, les mêmes convictions : les industriels de l’armement et leurs salariés prostitués font le choix de leurs bonus et alimentent ceux qui, faute de cerveau, jouent avec leurs doigts.

Avec tout ça, je perds toute chance d’obtenir la légion d’honneur.

LE CHOIX DES TAS

Les élections modernes consacrent finalement la victoire des poissons rouges. Le poisson rouge garderait la mémoire d’un événement jusqu’à trois mois. Au maximum.

J’imagine les élections d’antan où les fautes étaient conservées en sous-sol.

J’imagine le faste des cérémonies qui vont honorer celui ou celle qui déshonore la fonction emblématique, l’être suprême que représente la Présidence de la République. Faut il avoir un si grand mépris de la considération des autres ou une rage si forte pour devenir le tout puissant.

Il (elle) la déshonore car, à aucun moment, le poisson rouge ne peut contempler l’être supérieur qu’il espère pour diriger et montrer la voie. Montrer l’exemple et lui faire reconnaître ses propres erreurs. Lui faire dire que, « oui, cet homme ou cette femme est bien le digne représentant de l’espèce humaine dans ce pays »…. »oui, il est bien plus grand que moi »…en conséquence de quoi, je lui donne ma voiX.

Le poisson rouge voit un homme qui réussit sa vie au prétexte de l’intérêt général.

Le jour du sacre, j’entends le brouhaha des arrières pensées, des comploteurs de la famille politique à laquelle je préfère opposer ma condition d’orphelin. Une arrière pensée de 60 millions d’hommes et femmes qui vont s’engouffrer, pour ceux qui n’y étaient pas déjà, dans la brèche de la faute pardonnée, de l’arrangement avec soi-même. Laissant le pays dans le désordre intellectuel dans lequel il est depuis notre big-bang imaginaire.

Monsieur (Madame) Le (la) Président (e), vous êtes un(e) personne d’exception mais vous n’êtes pas le repère attendu. Le référentiel du monde meilleur. C’est aussi probablement trop vous demander. Vous subissez votre éducation, la haine des ratés, le modèle de la réussite et vos envies de l’unique vie qui vous est prêtée.

Gouverner, c’est être plus fort que les autres. Ce n’est pas être plus sage.

Un poisson rouge foncé.