MAD’AME

L’âme est située au dessus de l’esprit.

L’esprit, lui, s’agite. C’est Monsieur. Il décide, pleure, rit, commande, se fâche, s’apaise. Il est un agitateur à 5 membres. Il frappe. Il caresse.

L’âme est la maman de l’Esprit. On dit « elle ». C’est Madame. Elle observe. Elle laisse faire les erreurs de l’esprit car elles sont formatrices, pense t’elle. Elle constate et valide les succès de Monsieur. Son esprit. Elle s’en satisfait et dit que c’est bien comme ça.

L’âme reconnaît les défauts et les qualités de l’esprit de l’Homme ou de la femme qu’il fait vivre : elle est alors mise devant le fait accompli d’être une belle âme ou bien une mauvaise.

Elle ne peut rien contre ou pour elle même. Elle ne peut rien y changer. Et s’en satisfaire.

C’est la vie, juge suprême, qui décide de garder les âmes ou de s’en défaire.

Et cette vie fait parfois des erreurs.

C’est la vie….

UPPERCUT DU DROIT

Mode d’emploi : pour tenter de se tenir droit, au préalable, mettez vous à l’envers. Puis reconstruire.

Pour redresser un peu plus votre âme. Pour dégager le torse, tenir la posture,

Le plus dur est d’hériter de ce que nous n’avons pas reçu,

Et, dans une vie, les manques créent la différence,

Distinguent les Grands des Petits, les Bons des Méchants,

Font naître, dans le noir et dans le fond de la tripe, la bête hirsute, le Hyde primitif,

Que nous connaissons. En tout cas, qui ne nous sont pas inconnus.

Sauf si nous voulons être malhonnêtes.

Cette éducation par défaut fait la nature de l’âme,

La nature humaine n’a donc pas toujours raison.

Alors, nous devons corriger. Assagir la bête, reconnaître l’Hydeux, l’odieux,

Pour faire de nous un peu plus un Homme, un peu moins un enfant.

Un Homme, pas un adulte. Comprenons nous bien.

En pensant pour panser…..

Pour tenter de se tenir droit, au préalable, mettez vous à l’envers.
Puis reconstruire.

Mais pas trop souvent, sinon, vous allez tout détruire.

CLOPIN CLOPANT

Tout descend. S’écroule et pend en vieillissant,
La loi de la gravité serait sans conteste impitoyable,
Irréversible gravité de la loi de futurs mourants,

Tu peux lutter mais avec le temps va, tout s’en va,
« La, ici, touche. Tu vois bien qu’ça descend »,
« La, j’aime bien, mais là, ça’va pas ».

Avec le temps, tout pendouille,
S’ramollit, se froisse, s’étend,
Les yeux. Les joues. Le bide, Les couilles.

« Mais…puisque les regards des autres se plissent simultanément »,
« Ce n’est pas grave », je rassure, je cafouille,
Nos déformations accompagnent le mouvement,

Les rides s’accordent le pardon,
L’image, alors, reste la même.
Et, de toi, il n’est pas question d’abandon.

CON – FIANCE

Nous nous efforçons de masquer notre absence de confiance. Et nous luttons pour transmettre un sentiment de confiance.

Celui ou celle qui n’a pas à produire ces efforts ose. Il n’est limité que par le jugement social d’autrui. Mais, à priori, ce n’est pas un critère de fonctionnement.

Une absence de confiance est fatiguant.

L’excès, invalidant.

EN PASSANT…XVIII

Je fais le choix de travailler aux cotés des personnes identifiées handicapées. C’est bien ce que je craignais. La définition des personnes dites ordinaires est à revoir : les handicap ne sont pas tous visibles.

A priori, la croyance populaire voudrait qu’il n’y ait rien à attendre du monde du travail. Le constat n’est pas tout à fait faux mais chacun peut essayer de choisir  un métier pour obtenir ce qu’il veut. Si ce n’est que de l’argent, alors, cette vie va être longue.

 

HETRE OU NE PAS NAITRE

Je me demandais si 100 vies éphémères, dévergondées,
Valaient mieux qu’1 vie rangée, solide sur ses pieds.
Si il est était préférable de s’évaporer 100 fois,
Plutôt que de n’exister qu’à un seul endroit.

Reconnaissez avec moi que ce qui fait la différence,
Est la notion de consistance et d’inconsistance.
Cette distance entre l’existence et l’absence.

Entre un Hêtre et ne pas naître.

TOUT LE MONDE EST IMPARFAIT

Alors, vivons par défaut.

Offrons nous de quoi se donner le droit à l’erreur. L’existence sera moins cubique. Au bout de chaque histoire, de chaque confrontation,de chaque expérience une porte qui s’ouvre. Elle peut s’ouvrir sur le ridicule, une gloire éphémère ou sur une certitude. L’important est qu’elle s’ouvre complètement.

Seule la morale doit être un frein à la confrontation, à l’expérience. Si morale est enfreinte, alors la porte ne peut s’ouvrir. Et la justice des hommes et des yeux prendront le relais.

Vous reconnaîtrez que, pour certains d’entre nous, cette porte est constamment ouverte. C’est une porte de saloon. Le regard de l’autre ou la justice n’ont pas de valeur d’inflexion. Les nombrilistes, les carriéristes, les dictateurs, les religieux, nos dirigeants, les chefs, les infra-ordinaires nous présentent chaque jour toute l’étendue de la palette de la morale. Pourvue qu’elle leur soit profitable le temps de leur existence et qu’après eux, le déluge.

Devenir sage passe peut être par le labyrinthe dans lequel, au grès des expériences, certaine portes vont s’ouvrir. D’autre pas. Il faudra lors comprendre, présenter des excuses et faire demi-tour.

Etre sage, c’est alors savoir, à tout instant, quel chemin arpenter pour trouver la meilleure issue; celle qui offrira une solution puis permettra d’ouvrir une porte. Pour s’en aller. Et libérer son esprit.

Je n’ai pas dit la bonne issue.