LA CICATRICE

« Seules les expériences et les cicatrices font d’un garçon un homme ».

Une cicatrice est une preuve visuelle des conséquences de l’impossible, est une émotion condamnée.

Une cicatrice est une fermeture éclair de plaie. Elle fonctionne dans les deux sens. Elle est fixée sur le cœur et peut toujours s’ouvrir. Mais elle dénature ce lobe parfait dont le galbe est détruit.

Enfermée du coté cœur, la passion créatrice de cicatrice s’est trouvée une place au milieu des machines qui aspirent et qui poussent le sang. De loin, seule une lueur se distingue. Pousse, écarte le ventricule, voilà une bille d’un rouge vif volcanique qui te perce la pupille. Comme un organe vivant et visible d’une bête terrée qui ne demande qu’à surgir.

 Une bête bien vivante, alimentée par l’odeur, l’image, le son et le toucher du souvenir.

De l’autre coté de la cicatrice, le monde des vivants et du paraître. Celui du bruit, des gens et du visible. Le monde normal. Un monde normé. Celui des conventions et des situations engagées, légitimes, irréversibles et cadrées. Le monde des chemins tracés ou à dessiner.

 

ET SI ON CHANTAIT..?

La misère n’est pas moins pénible au soleil.
Et non.

Même avec de la musique entre les oreilles.

La misère collective devient un mode de vie.
Supportable dans l’entraide, le soutien et le partage du rien.
L’envie reste permanente ; et sans jalousie.
Jaloux de quoi puisque cela ne peut être moins bien.

La misère solitaire, elle, est invivable,
Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse soleil.
Que vient faire la météo quand on a pas de table ?
Entouré de tout et quand il n’y a que les yeux qui s’émerveillent.

EN PASSANT…XXII

L’homme moderne vit en souffrance permanente. Il ne sait pas ou plus se satisfaire de sa propre existence. L’enrichissement personnel, au sens construction de l’être humain, n’a pas la valeur qu’il mérite.  Pourtant, que reste t’il au milieu du fatras de nos objets, témoins de notre emballement de besoin de posséder, de notre histoire hormis notre personnalité, cette perception de l’autre à l’instant du souvenir. 

……

La transhumance annuelle des animaux à 4 pattes a lieu au Printemps et à l’Automne. Celle des animaux à 2 pattes, en Juillet et en Août. En termes de dégâts, il n’y a pas photo.

 

CON…COURS

COLUCHE se plaignait « des cons de l’année prochaine qui sont déjà là ».
Il doit se passer quelque chose. Une forme de dopage, d’accélération universelle : ce sont les cons des 10 prochaines années qui sont déjà là…
ça me fout une angoisse car, dans dix ans, ils auront, au minimum, un siècle d’avance.
Et quant on observe de quoi ils sont déjà capables, ils vont faire des miracles….ça sent la médaille…Si je peux présenter mes candidats, je serais soulagé. J’aurais le sentiment de ne pas les subir pour rien.

« Quand on est con, on est con » (BRASSENS)