PERCEMENT A COEUR

L’écriture partagée, la correspondance, permet de révéler nos interlocuteurs, interlocutrices ; nos rencontres. De rentrer dans les croyances, les questionnements, les espoirs ou les envies de l’autre.

L’écriture est probablement la façon la plus discrète d’apprendre à connaître. Elle se fait au rythme de l’inspiration, au rythme naturel, maîtrisé du dévoilement choisi. Elle permet de s’évader vers un(e) autre, de manière ponctuelle et sans être invasive.

C’est un apprentissage « aveugle », au « toucher verbal ».

Un contre-pied au monde connecté qui va si vite puisque nous sommes, à priori, pressés.

Un échange en profondeur qui permet, à contrario de l’échange de surface, frontal et qui confronte les égos, d’aller chercher le sens des mots.

Ce qui limite les incompréhensions d’ailleurs et les phrases qui sortent trop vite quand on a tourné la langue dans sa bouche 2 fois au lieu de 7….

Les écritures sont des outils de percement de bouclier.

Le stylo ou la plume, leurs mèches à corps humain.

POLISSAGE

Tendez le bras gauche et fermez votre poing. Amenez votre paume droite sur le haut de votre poing gauche fermé. Et polissez le comme on polit un bel objet, une bille, une balle.
En langue des signes française, le geste que vous venez de faire signifie « politique ».

Quelle belle langue…!

MEUHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

Hommage aux cons ;

Partir au combat contre la bêtise est un facteur de risque cardio-vasculaire…je préfère boire un coup et manger  du saucisson.

La chaîne humaine de la connerie peut faire le tour du monde. Si. Et pas uniquement au niveau de l’Equateur. On doit pouvoir aussi rejoindre les deux pôles.

« L’imbécile est heureux » dit-on. Il me semble que, à partir d’un certain niveau d’abrutissement, on ne doit plus ressentir grand chose. Je vois là un formidable champ d’expérimentations : où est la limite ? Ce seuil qui prive l’idiot du plaisir de l’être ?

Le symbole de l’idée lumineuse, du génie, en somme, de l’intelligence vive est connu de chacun et représente cette ampoule jaune qui s’illumine au dessus de la tête de l’individu.
Pour ceux qui nous fascinent, elle reste allumée en permanence.
Pour la majorité d’entre nous, elle l’est de manière alternative .
Avec certains, vous resterez dans le noir.

C’EST JUSTE SON PRÉNOM…SON PRÉNOM, C’EST JUSTE…

Je ne suis pas un justicier ; juste un excité.
La justice des hommes, par définition de la nature humaine, n’existe pas.
La justice étatique est un fantôme avec une robe noire et rouge dans un vieux manoir ; de la politique silencieuse.

Il reste alors de la justice ce rêve éveillé de voir Superman, Batman, Captain America et, mon préféré, Hulk ,sauver la planète, rétablir les droits et tordre les méchants.

Nous pouvons en déduire que Hulk, qui se transforme en monstre vert sans changer de caleçon, a un petit zizi. Ce n’est pas suffisant.
Nous pouvons en déduire aussi que le sentiment de Justice immédiate est devenu un fantasme qui fait le succès des créateurs de rêves, des artistes de l’image.

Lisons ensemble un texte d’avocat, un texte d’assureur et vous comprendrez que la justice est une parodie des mots, le paradis des esprits tordus, un vaste désert pour l’oubli, un art de contourner la vérité pour les plus habiles et les mieux payés.

Certains se plaignent de ne pas être des justiciables comme les autres : qu’ils se rassurent ; ils ne sont pas défendus non plus comme les autres.

EN PASSANT….X

Une bêtise ?.. c’est une erreur préméditée….

Sur Ma planète, ça tourne pas trop mal.
Sur La planète, il y a encore des choses bizarres : le tee-shirt était supportable ce jour de plein hiver en France ; le Président Américain est un hystérique encadré par des porte-manteaux de fourrure ; le candidat de droite aux élections présidentielles, catholique exigeant, est un trafiquant de privilèges ; un ancien spéculateur se présente à ces mêmes élections sous la bannière socialiste ; des très riches continuent d’écrire « Environnement » avec le majeur ; des prêtres continuent de tripoter les gamins et un black a glissé malencontreusement sur une matraque.
Vu comme ça,  Ma planète à moi tourne à peu près rond.

LOU

LOU y es tu ? M’entends tu ? Promenons nous tant que tu es là……

A ceux qui s’interrogent si donner la vie a un sens,
Se confronter à l’épreuve de la naissance,
Résonne alors le son de ta voix;
Plane l’ombre de toi,

L’oeuvre du temps,
Un travail d’artistes, le plus beau, le plus doux,
Un poème, comme un air du temps, une histoire du sang,
Au sommet de la création, LOU,

Ne t’éloigne pas trop, le monde n’est pas si grand,
La conquête de l’ailleurs, les horizons ravageurs,
Font de toi un trésor de vapeur,
Suspendu à la force des ailes et au souffle du vent,

Ces mots pour forger,
Avouer, Corriger ce qui peut l’être,
S’agenouiller face à la puissance et au pouvoir de naître,

LOU, ce qui est fait est Fée.

EN PASSANT…IX

Plus notre peau se plisse  et plus notre humeur, notre raison se lissent.

Le plus beau et le plus valorisant cadeau que les parents peuvent donner à leur gamin est le fait d’être avec lui. Etre ensemble remplace avantageusement le ou les jouets qu’ils ne pourraient lui offrir. Le problème est que les enfants ne le savent pas…
Il y a aussi le cas des parents qui offrent des cadeaux en compensation de leur égoïsme. De leur « réussite » sociale apparente. Pour les occuper et justifier d’une quelconque preuve d’attention. Le problème est que les enfants ne le voient pas non plus…

Le sage est un homme convaincu de travailler et penser pour l’intérêt général public. Il faut lui donner les moyens matériels de le faire. Et, malheureusement, tant que la sélection des décideurs se fera par le biais du suffrage universel, la société tombera dans les travers de l’homme politique.  La société, dans ces conditions, ne sera jamais sagesse.  Elle ne sera que compromis et calculs.

Imaginez une seconde appuyer sur un pôle de la Terre. Appuyez fortement. Le plus fort possible pour essayer de l’arrêter de tourner. Je l’ai fait :  la Terre, bloquée, a commencé à résister puis se tordre…J’ai vite cessé de peur qu’elle ne se vrille complètement et ne s’écrase comme le ferait une canette de soda vide sous mes pieds. 

A DEMI-MAUX

L’intelligence : outil capable de fabriquer des véhicules dits écologiques ne pouvant être conduits que par des individus dont le bilan carbone personnel est tel que ces voitures, puisqu’elles existent, devraient leur être offertes. Véhicules dont le gabarit n’a d’égal que l’égo des acquéreurs et la passion du dollar de son créateur. Cerise sur le capot, le modeste contribuable paye l’énergie de Monsieur.

Courage : capacité à concevoir la mort sur plan et dessiner les armes aux frappes chirurgicales, l’excellence de la boucherie, l’aloyau du fusil-mitrailleur. En martelant que « si c’est pas moi, ce sont les autres » et en n’oubliant pas, ce soir, en quittant le bureau, de passer au marché pour prendre du pain, du beurre et les nouilles. Faire carrière en envoyant les moins chanceux crever au nom des idées de ceux qui paradent ; au nom des peureux de salons, des gradés du petit four, des ratés de la diplomatie, des courageux de la bataille en pantoufles.

La quéquette représenterait parfaitement l’emblème du drapeau de cette intelligence qui flatte et de ce courage qui achève. Avec la taille de celle qui pense pouvoir pisser le plus loin. Mais, à bien y regarder de plus près, elle est si petite.

J’envisage d’autres définitions valorisantes du courage et de l’intelligence.

Elles se manifestent ça et là ; parfois. Remontent alors à la surface de manière éphémère la force de l’éducation, l’infini puissance de la négociation. L’écoute des envies de l’autre. Lutter contre sa propre jalousie , permettre à cet autre d’accéder à plus de confort en participant à ses réflexions, l’aider à résoudre ses dilemmes et solutionner, même partiellement, ses désaccords sont les plus belles expressions de l’intelligence et du courage mélangés. L’autre fera aussi les efforts nécessaires en échange.

Messieurs les Ministres, arrêtons d’être fier d’industrialiser les outils mortifères : ce seul sentiment de fierté ne fait qu’alimenter la compétition. Condamnons, regrettons simplement le fait d’être obligé de les produire avant que les jours ne soient meilleurs.

Que l’homme ne devienne définitivement intelligent et courageux.

Je crains de ne plus être là pour le contempler.

EN PASSANT….VIII

.. Lu sur un site d’offre d’emplois  » Je suis à la recherche d’une personne sérieuse pour récupérer mes enfants à la sortie de l’Ecole. Rémunération 7-10 €/h (A négocier…) »….Quand on sait que nos enfants représentent ce que nous avons de plus cher….Le sérieux ne paye plus, ma petite dame ! 

Je me suis garé récemment à coté d’un camion qui était tellement rouillé que, en ouvrant les portières, j’ai veillé à ne pas les heurter. De peur que ma bagnole chope le tétanos.

L’argent n’est pas important. Quand on en a assez.