SOUPIR

Que reste t’il ?
Ce sentiment d’avoir été droit. Parfois gauche,
Cet air que l’on respire qui nous manque déjà,
Ces êtres que nous protégions, qui sont là,
Qui savent alors que tout sera plus moche.

Que reste t’il ?
Au matin, café, nuages, rosée et perles d’or,
Nous immobiles, la planète continue son effort,
Quand arrive le soir, leurs bras, leurs mains encore,
Sous les lumières qui projettent leurs corps.

Que reste t’il ?
De la bouche, ce mot qui sort,
Je t’aime encore plus fort,
Des images, les ombres, ces visages découpés à l’aurore,
Mais il est tard et tu t’en vas comme tu t’endors.

TRANSITION ENERGETIQUE

Lorsque l’Homme saura apprivoiser l’énergie de sa haine et de son mépris, transformer l’énergie de sa jalousie et de sa médisance quotidienne, il n’aura plus besoin de défoncer le fond des océans et le haut des collines pour réussir sa transition énergétique.

Je me demande même si, dans ce cas de figure, nous n’allons pas rencontrer des problèmes de stockage….

EN PASSANT…..XV

Je connais un type, il est tellement con que je lui ai offert une boite de petits pois, Chaque fois qu’il la regardera, il verra son visage mille fois.  

 

Le monde des voisins et du travail ont ceci en commun qu’ils créent des relations humaines forcées. Nous ne sommes jamais à l’abri de coups de chance ; il faut les saisir. Mais la naïveté et la contrainte n’ont jamais fait bon ménage.
Pour le naïf.

Mettez un cerveau sur des rails, vous aurez un train. Qui peut même ne jamais s’arrêter en gare. Vous aurez une machine. Qui fonctionnera sans relâche. Il peut cependant dérailler un jour. C’est le problème majeur : une grue ne suffit pas pour le remettre d’aplomb. La métaphore s’arrête là.

LE BONHEUR , C’EST SIMPLE COMME UN CLIC DROIT

Vous pensez à l’ordinateur ? Oubliez ça. L’ordinateur vous nourrit, vous émancipe ou vous flétrit.

Le clic droit du boitier photographique, lui, vous ouvre les portes du bonheur de l’autre ou du souvenir de l’œil.

Retenez que ces sentiments sont éternels, un « espèce de truc » qui dure dans le temps…

Je ne sais pas si nos jeunes comprennent ce que j’écris là.

MARATHONIEN

Le blanc dominant est aspergé de taches de sang,
Sur le costume du Pape et de ses courtisans,
Ce blanc dominé, de la tête et de ses épaulettes,
Par la laideur de ses leaders à facettes,

Marathonien de l’exaction,
Avant-gardiste de l’horreur,
Médaillé de l’ordre de la barbarie et créateur de la vexation,
Organisons le prix Nobel de la terreur,

Seul, sur les trois marches du podium, l’homme blanc s’installera,
De trois têtes, il gagnera.

LE COMMERCE DETESTABLE

L’esclavage aurait été aboli, à priori, dans le monde entier entre le XVIIIème et le XIXème siècle. D’après ce que je constate en bavant devant ma télé, il y a encore du travail.

L’abolition de la maltraitance de l’homme par l’homme n’est pas un acquis universel. Des êtres humains n’ont pas encore bien cerné le concept. Et la couleur de peau n’a pas de rapport avec la médiocrité.

Puisque ce concept de précaution est diversement apprécié, offrons à ces gentlemen un passage en chaise électrique qui, comme l’esclavagisme, n’existe plus. Jusqu’à ce que mort s’en suive par exemple ; l’humanité n’y perd pas grand chose.

Oui, je vous entends d’ici vous insurger sur la méthode et le coté didactique approximatif du procédé. Dans le tunnel, ils verront la lumière au bout : ils comprendront.

Tardivement certes.

Laissez donc les lois de la finance en dehors de tous les maux. En faisant croire que certains, une minorité, plus intelligents ou mieux éduqués, exploitent d’autres, la majorité.

Les lois de la finance ne sont qu’un corollaire de la loi du commerce détestable. Leur bras armé.

La finance n’a pas toujours existé. Le commerce, oui. Et, avec lui, l’exploitation, ses trahisons, ses tricheries, ses contre-façons, son rapport de force permanent. Sa destruction de l’environnement.

Le commerce n’a jamais eu vocation d’apporter le bonheur à tous.

Il est l’expression basique de celui qui en a fait son premier métier, de celui qui a commencé sa vie de Trader par faire du troc.

Le commerce est à l’image de l’homme : détestable.

CESAR DU MEILLEUR INCONNU

Remercions les personnes avec lesquelles nous avons eu des émotions,
En lesquelles nous croyions un instant, un moment.
Pour lesquelles nous avons orienté nos actions.

Et qui ont su nous jeter par dessus le balcon.
Nous montrer que nous étions digne de leur désintérêt,
Et que, finalement, leur vie est bien plus agréable quand ils s’en vont,

Transformant la relation aux autres en outil de consommation,
Renvoyant nos croyances de grandeur à la réalité de notre anonymat,
Et transformant ce trop bon en trop con,

Ils nous renvoient à cet inconnu de passage,
Heurté par ces mirages,
Qui progresse avec ses défauts et ses vertus,
Et sait que, ce qui le rend moins fort, le tue.

CON…COURS

COLUCHE se plaignait « des cons de l’année prochaine qui sont déjà là ».
Il doit se passer quelque chose. Une forme de dopage, d’accélération universelle : ce sont les cons des 10 prochaines années qui sont déjà là…
ça me fout une angoisse car, dans dix ans, ils auront, au minimum, un siècle d’avance.
Et quant on observe de quoi ils sont déjà capables, ils vont faire des miracles….ça sent la médaille…Si je peux présenter mes candidats, je serais soulagé. J’aurais le sentiment de ne pas les subir pour rien.

« Quand on est con, on est con » (BRASSENS)