ô MAGE !

à RENAUD.

A son amour des mots, un amour pour de vrai,

Celui qui fait respirer et qui rend élégant,

Celui qui te protège de la tête aux pieds,

Qui te met le bonnet, les moufles et les gants,

Mais pas le pare-effrayant,

Sombre sa carlingue déglinguée,

Qui a mal au monde, qui a mal aux gens,

Cernes aux yeux délavés

Les mots échouent dans leur élan,

Le poète aux clous voit son encre en ciment.

De l’Homme qui voulait sauver, coule, éventrée, la sensibilité.

Épuisé de se taire, fatigué de parler.

Fatigué de sourire, fatigué de pleurer, 
Fatigué de chercher quelques traces d’amour, 
Dans l’océan de boue où sombre la pensée, 
Fatigué, fatigué
.

Renaud SECHAN

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