EN PASSANT…..XXXII

Si l’émotion était un clou, je serais fixé dans un tronc de bois.

MERLIN Leroy

Les régimes totalitaires sont faits pour être renversés. Par définition.

Lorsqu’une tête tombe, elle roule sur tous les pieds autour.

Elle montre du doigt le chemin à suivre.

CIAO-CES-COU (Proverbe Chinois)

Madame JAY LACHATTE KIMGRATH et Monsieur JAY LAQUEUE KIGONFL sont sur un bateau. Madame LACHATTE tombe à l’eau.

Elle est mouillée.

Les Noyés font du ski (Extrait)

L’existence est courte et mérite de se déverser.

Le rouge, le bleu, le rose sont bien plus beaux que le gris.

Aussi reposant soit il.

L’Archange CIEL

Les regards partagés créent un tunnel entre deux êtres.
Un vide d’air autour.
Tour à tour canal d’amour, brasier, bras de fer, cet espace sépare du monde autour ceux qui y sont liés.
Le regard est une extrémité du cœur. Parfois vitré au point de démasquer la bêtise, l’œil est à double tranchant. Il est plus ou moins aiguisé voire pas du tout.

Kim JONG-TRUMP

A FOND PLAT

Il faudra bien faire l’effort de soulever mon cercueil.

Et le porter sur 5 ou 6 mètres.

Mais la récompense est au bout, Messieurs Dames,

Pour ce cercueil, je vais faire un plan de table.

Autant l’organisation du portage devra être respectée,

Les petits devant et les grands derrière,

Pour que je garde la tête surélevée,

Sinon, si le sang descend à la tête, c’est le malaise assuré.

Autant le plan de table pourra être chahuté,

Je le dessine pour vous donner une idée,

Mais faites moi le plaisir de me contrarier,

De la fantaisie, bordel !

Je vais m’offrir le luxe d’un modèle pour poser 3 ou 4 culs de bouteilles,

Pour le reste, il sera bien plat. Vous pourrez installer les vôtres, la promiscuité ne me dérange pas,

Puis vous poserez, ici, saucissons, pâtés de tête, jambons. Je connais un fournisseur, vous m’en direz des nouvelles,

Et là, un petit cochon avec la queue en tire bouchon; je ne parle pas de celui qui est dans la caisse en bois,

Prenez donc un bout de fromage, ce sera le pied,

Au dessus des miens, on fera ensemble une belle promenade,

Et, avant de vous rendre aux funérailles, de venir à mon chevet,

Descendez donc dans ma cave, j’aimerais bien entendre le bruit du bouchon qui cède et le ahhhh ! qui précède,

Avant que je ne décède,

Faites vous plaisir, tout doit disparaître !

Et faites du bruit, s’il vous plaît.

Vous allez vous régaler !!! Je vous vois d’ici.

PETIT VELO DANS LA TETE

J’attendais l’écureuil de 18h17,

Il n’est pas venu,

Ou il est arrivé en retard, je ne saurai jamais,

Ou ma montre était en avance,

Nous ne nous sommes pas vus,

Je ne pouvais pas l’attendre,

J’étais pressé,

Pas tant que ça, mais il fallait que je marche,

Pressé de faire quoi. Je ne sais pas.

Pourtant, j’espérais la rencontre, malgré le froid,

J’étais venu un peu pour ça, l’urgence a pris le pas,

Pas à pas, je suis parti,

A reculons, au cas où, pour ne pas se rater d’une seconde,

Un coup d’épée dans l’herbe,

Pressé de faire quoi,

Je ne sais pas,

Se croire pressé, c’est vouloir se rendre important,

Pourtant, il n’y a personne qui m’attend,

S’imaginer être pressé, pour se valoriser au milieu des bois,

Se donner une importance alors que personne ne voit,

L’ego est dans la nature et la dénature,

Elle qui ne bouge pas, ou juste pour faire plaisir au vent,

Qui se bat pour la changer de forme,

Elle plie mais ne rompt pas,

Tout le monde est content,

Sauf moi, éphémère de la planète,

Qui tourne en rond, qui fait semblant,

D’attendre un écureuil qui ne viendra plus,

Un souffle sur la tête,

Et je m’éparpille au 4 coins,

Je vole sans bouger.

Et ne retomberai que lorsque le vent aura cessé.

C’est la nature qui commande,

Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué,

Frêles bipèdes,

Monstres carnassiers,

Défonceurs de sol mère,

Étouffeurs d’air,

Voyez comme elle observe le silence,

En l’absence de son avocat,

Elle ne se défend pas,

Elle reconnaît les siens,

Ici et là, au soleil, les sème,

Pour, sur un banc, une corniche, une montagne, une vallée,

Contempler, forger ces tand’aimes,

Ancrés dans les herbes et, dans les nuages, dispersés.

MAD’AME

L’âme est située au dessus de l’esprit.

L’esprit, lui, s’agite. C’est Monsieur. Il décide, pleure, rit, commande, se fâche, s’apaise. Il est un agitateur à 5 membres. Il frappe. Il caresse.

L’âme est la maman de l’Esprit. On dit « elle ». C’est Madame. Elle observe. Elle laisse faire les erreurs de l’esprit car elles sont formatrices, pense t’elle. Elle constate et valide les succès de Monsieur. Son esprit. Elle s’en satisfait et dit que c’est bien comme ça.

L’âme reconnaît les défauts et les qualités de l’esprit de l’Homme ou de la femme qu’il fait vivre : elle est alors mise devant le fait accompli d’être une belle âme ou bien une mauvaise.

Elle ne peut rien contre ou pour elle même. Elle ne peut rien y changer. Et s’en satisfaire.

C’est la vie, juge suprême, qui décide de garder les âmes ou de s’en défaire.

Et cette vie fait parfois des erreurs.

C’est la vie….