LE BOUT DES SAINTS

Saint Thomas croit ce qu’il voit. Quand à moi, je vois ce que j’entends. Peut être était il aveugle, je ne suis pas sourd…

… et, pour que la vie s’apaise, ne vois aucune raison,
Ne consens aucune valeur à la parole viciée de ces donneurs de leçon,
De ce manipulateur d’êtres en torchon.

Trois femmes aux seins nus dans la crèche de la place Saint-Pierre,
Mesdames, je vous accompagne par les mots, imaginez moi la bite à l’air,
Un perchoir pour jolis oisillons,
Sur cette symbolique de forfaitures répétées, ce sont leurs chants de Noel que nous entendons,

Que la scène est belle, pressons nous devant ce miroir en plastique,
Cette peinture en vomi,
En négatif cynique,
Venez les enfants, contemplez la vérité, la sagesse et le déni,

Soulevez les toges et vous y trouverez les poignards, les fioles de manipulation,
Et bien d’autres choses dont ils vous diront,
En s’agenouillant, les yeux clos juste avant l’offense,
Que le bonheur est au bout de la branche……

JOYEUX NOEL

ANESTHESIE

Anesthésie. Quel joli prénom. Quelle jolie mélodie.

Tes yeux qui, seuls, voyagent, défibrillent en vain ce cœur atteint,
Un filet de bave sur ton volant. Et, autour de toi, tous ces gens qui bavent en compagnie,
Secoués d’hémorragies nerveuses. Enchaînés à l’horloge qui fuit et fige leurs vies,
Avec l’espoir de devenir vieux pour, un jour, échapper à ce même demain,

Parmi ce flux de chair et ce flot d’absents, les imbéciles heureux qui bavent sans savoir.
Sans comprendre. Abrutis innés, heureux condamnés à l’inutile et à l’idée de comptoir,

Mon cerveau malheureux de ne plus pouvoir penser.
D’aller chercher tout au fond l’inspiration. Anesthésié, cloué à la seringue,
Du travail. Rappelons le, qui est la santé.
Mais si tu y perds ton sang, t’es dingue,

Englué dans un gris lessivé,
Condamné à s’évader sous peine d’être anesthésié.