EN PASSANT…XXIV

Un journaliste s’interroge : « Mbappé 180 millions, Dembelé 147, Pogba 110… Mais pourquoi les joueurs français sont-ils si chers ? »
C’est simple, Monsieur. C’est parce que le système éducatif Français est performant. Depuis 50 ans que nous clamons que nous sommes les meilleurs, il y a des retombées. Ni +, ni -. Le meilleur, on vous dit. 

Un banquier me disait : « Le placement, le placement, le placement ».
Un agent immobilier me disait : « L’emplacement, l’emplacement, l’emplacement »
Je vous dirais, en réponse à toute chose, j’écris bien Toute : « La dérision, la dérision, la dérision. »

Le monde du travail est un club de rencontre fortuites. Par contre, à contrario du monde du sport, ne laissez pas tomber votre shampoing au sol. Se relever pourrait s’avérer difficile.

Je connais un type, le seul sport qu’il puisse faire, c’est le Raid Gauloise. Et encore, il faudra qu’il reste dans la caravane publicitaire.

BLUFF

« Emmanuel Macron, la personnalité de moins de 40 ans la plus influente au monde » titrent les journaux.
Et dire qu’il ne connaît pas la responsabilité de la paternité.
Pourtant, il influence le monde.
Selon moi, il gouverne à l’aveugle. La vrai pression, il ne la connaît pas.
Pas encore…

C’est comme si Le Pape donnait son avis sur l’éducation.

Ou si je tenais un restaurant.

EN PASSANT…XXII

L’homme moderne vit en souffrance permanente. Il ne sait pas ou plus se satisfaire de sa propre existence. L’enrichissement personnel, au sens construction de l’être humain, n’a pas la valeur qu’il mérite.  Pourtant, que reste t’il au milieu du fatras de nos objets, témoins de notre emballement de besoin de posséder, de notre histoire hormis notre personnalité, cette perception de l’autre à l’instant du souvenir. 

……

La transhumance annuelle des animaux à 4 pattes a lieu au Printemps et à l’Automne. Celle des animaux à 2 pattes, en Juillet et en Août. En termes de dégâts, il n’y a pas photo.

 

E = mc²

Pour que la réussite des uns éclate aux yeux de tous, qu’elle soit flamboyante,
Il faut contempler, apprécier et faire durer l’échec d’autres.
La famine, le décharnement n’ont de sens que face à l’opulence, au gras, aux excès.

Notre succès est le résultat de nos objectifs. Il peut être total ou limité.
Mais, si nous n’avons ni triché, ni volé, retourné notre âme ou exploité, quelle que soit l’issue, elle est méritoire.
Dans le cas contraire, cela fait du héros un reflet.

Tout est relatif.

AVEUGLES DU CERVEAU

Ailleurs, je ne sais pas. Mais, en France, le handicap est un handicap.

Le handicap, c’est un reportage olympique qui fait pleurer tous les quatre ans et qui dure une petite heure. Le handicap, ce sont des lois qui contraignent. Le handicap ne fait pas gagner assez d’argent : il n’en fait juste pas perdre ou il fait moins dépenser. Il est pas cher mon handicapé. Au tarif Roumain, frais de port offerts. Le handicap, c’est aussi également une belle ruche organisée de profiteurs

Puis, enfin, Ouf !, c’est aussi une mine de créateurs, de passionnés.
Des passionnés de l’autre à l’état brut.
Du croisement de l’œil. Pour ceux qui en ont.
Et avec ceux qui  n’en n’ont pas ou plus, ils font autrement.

Il n’est pas question d’élévation de soi, de « recherche de sens ». De « béatification ».
Comme si il fallait chercher une bonne raison, une justification.
Croire que seuls les curés aux soutanes déglinguées, les fracassés du cœur aient la primeur du simple.
Il s’agit juste de comprendre que certains, d’autres, sont nés ou subissent plus de difficultés que soi.
Ou est la honte ? Pourquoi détourner le regard ?
Pourquoi baisser les yeux ?

Graisseux d’ordinaire, coureur de pognon, abruti de possession,
Tu as raison, laisse le handicapé où il peut,
Utilise le aux basses taches maintenant que la colonisation, l’esclavage sont terminés,
Et n’essaies surtout pas de l’approcher car tu es bien trop con,
Pour faire du handicapé l’extra-ordinaire,
Celui qui te fera cracher ce mot difforme,
Jusqu’à l’acceptation, l’intégration,
Le vivre ensemble comme une évidence, puisqu’ils sont là, avec toi.

Mais, en même temps, qui veut vivre avec toi, gros con d’ordinaire ?
Supérieur de mes deux,
N’avises pas de te blesser, de perdre un œil, tes belles mains, tes pieds,
car, ce jour là, je ne vais pas te rater,
Je vais continuer à t’enfoncer,
A faire de toi le plus rien,
Avec ton allocation de pas beaucoup,
Faire de toi le handicapé qui juste subsiste,
Qui, derrière ses yeux, découvre enfin toute la richesse qui s’y cache,
Et, maintenant, s’y perd.